La terre, l’eau, l’air, et le feu, une Alchimie ?

La céramique est un terme générique désignant les créations qui résultent de la cuisson de l’argile.
Le ou la céramiste peut être un potier, une potière ou un sculpteur, une artiste… qui va réaliser, des objets utilitaires tels que bols, assiettes, ou  des créations au grès des fantaisies, toutes formes… issues de son imaginaire.

La matière utilisée pour réaliser de la céramique est l’argile, c’est une sorte de terre imprégnée d’eau telle une pâte à modeler, qui peut se trouver soit dans la nature, si on a la chance d’habiter près d’un gisement on peut la récupérer et l’utiliser, soit on l’achète chez un fournisseur. Il existe différentes argiles plus ou moins plastiques, plus ou moins douces au toucher, de différentes couleurs et textures. Certaines se cuisent à basse température d’autres à hautes température.

Pour ma part j’utilise la porcelaine et le grès. Pour les enfants et les personnes débutantes qui viennent à mes ateliers je propose la faïence car elle est plus facile d’utilisation.

Après réalisation, les pièces sont confiées à l’air qui se charge de les sécher, d’en chasser le maximum d’eau. Puis le feu prend le relais non seulement en finissant le séchage, mais en poussant la terre dans son ultime retrait. La terre, soumise à des hautes températures chauffe, ses molécules se réorganisent, elle se ferme et devient étanche plus ou moins partiellement, l’émail viendra finaliser l’étanchéité.

L’émail est une sorte de pâte liquide réalisée à partir de matières premières telles que la silice, la chaux, le feldspath, des oxydes métalliques… Il a une consistance d’une pâte à crêpe et s’applique au pinceau, au pistolet ou par trempage sur le tesson qui sera ensuite enfourné pour la seconde cuisson. En fonction des argiles utilisées et des émaux, la température monte entre 1100° à 1280°. A ces températures l’émail fond et se vitrifie. Il devient comme du verre, lisse et étanche. Tout ce processus devient de la céramique.

Les différentes cuissons

Le Raku

Une autre façon de concevoir la céramique !

L’origine du Raku se trouve dans la cérémonie du thé au Japon. Après une première cuisson la pièce est émaillée et recuite. A cette deuxième cuisson la température monte à environ 1000°, C’est à ce moment que la pièce rougeoyante est sortie du four avec des pinces. Soumis au choc thermique l’émail craquelle. La céramique est placée dans de la sciure de bois pour provoquer une atmosphère pauvre en oxygène appelée réduction. Le carbone souligne ainsi les craquelures qui deviennent visibles. 
Puis la poterie est nettoyée à l’eau. La pièce est unique, elle est poreuse. Cet art qui semble extraordinairement simple est cependant subtil et complexe.

Les cuissons en réductions 

Pour cette cuisson, il s’agit de réduire l’oxygène dans le four à partir d’une certaine température, pour obtenir une atmosphère réductrice. La combustion se fait à l’extérieur du four à la sortie de la cheminée. Privé d’une grande part d’oxygène, les oxydes métalliques contenus dans les émaux peuvent développer des couleurs chaudes tels que les rouges de fer, les violets … Les couleurs obtenues par cuisson en réduction sont plus profondes, plus lumineuses, plus vivantes que celles obtenus par un colorant d’émail.

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